Philosophie de la Mondialisation

Philosophie : l’exercice systématique de la pensée et de la réflexion.
Mondialisation : l’interdépendance croissante des économies, l’expansion des échanges et des interactions humaines.
Chronologie non exhaustive
  • mouvement des hommes de l’Afrique vers l’Europe (-100 000) et l’Asie (-50 000),
  • Alexandre le Grand,
  • Routes de la Soie,
  • la koinè grecque,
  • les foires de Champagne,
  • 1492,
  • révolutions industrielles (1è : machine à vapeur, télégraphe, 2è électricité, chemin de fer, automobile),
  • colonisations,
  • Internationales,
mais aussi :
  • 1930,
  • 2è guerre mondiale,
enfin :
  • conteneur 1958,
  • Internet 1990,
  • fin de la guerre froide 1989 / réformisme économique chinois 1979 (et entrée de la Chine dans l’OMC 2001).
Manifestations de la mondialisation actuelle
  • investissements productifs dans les pays à bas coûts pour les marchés émergés,
  • sortie de la pauvreté de populations des pays en voie de développement,
  • maintien du pouvoir d’achat dans les marchés émergés,
  • investissements de R&D dans les pays à bas coûts,
  • investissements financiers,
  • investissements commerciaux,
  • marché des capitaux mondialisé,
  • uniformisation des attendus des classes moyennes partout dans le monde,
  • optimisation fiscale,
  • faiblesse des Etats-Nations (concurrence des Etats-Nations, délégation à des entités supra-nationales, émergence et volonté d’autonomie de régions),
  • tensions sur le marché des matières premières,
  • pollution dans les nouveaux pays producteurs,
  • délocalisations de la Chine vers l’Asie du Sud Est et l’Afrique,
  • retour des investissements vers les économies développées,
mais aussi :
  • perte de l’intérêt commun,
Questions
  • la mondialisation est-elle bonne pour l’humanité ?
    • oui car elle crée de la richesse,
    • néanmoins tout le monde n’en profite pas, elle augmente les inégalités et ferme toutes perspectives d’un partie de l’humanité,
    • non, elle met les hommes en concurrence,
    • elle permet à certains acteurs d’échapper à tout contrôle,
  • pour une partie des pauvres des pays émergents :
    • oui, elle permet de sortir de l’extrême pauvreté,
    • mais elle n’offre pas à tous la possibilité de rejoindre la classe moyenne (importante réserve de travailleurs pauvres),
    • il reste des exclus (Afrique),
  • pour la classe moyenne émergente : oui, elle s’enrichit clairement,
  • pour la classe la moins formée des pays développée : elle permet d’aider à maintenir le pouvoir d’achat mais elle agit comme un plafond de verre,
  • pour les rentiers : oui, elle est un gisement de possibilités de s’enrichir,
  • quels sont les moyens dont elle dispose ?
    • l’humanité n’est pas unie :
      • persistance des classes, malgré la création d’une classe de travailleurs actionnaires,
      • pas de syndicalisme international puissant,
      • montée des populismes,
    • exclus : immigration,
    • travailleurs pauvres des pays émergents : révolution,
    • classe la moins formée des pays développés : se former, créer / s’insérer dans un écosystème local, choisir soit des gouvernants qui les “protègeront” (création de barrières à l’importation), soit des gouvernants qui travailleront au rééquilibrage de la mondialisation (qui ?),
    • micro-finance,
    • Etats-nations :
      • créer des unions supranationales :
        • à minima pour lutter contre le dumping fiscal,
        • pour protéger leurs intérêts communs,
        • mais aussi mondiales ou a minima “extra-régionales” pour coopérer avec les régions qui sont en concurrence avec eux,
      • créer des protections pour leurs intérêts les plus vitaux,
      • négocier les conditions du maintien des multinationales sur leurs territoires, l’arrivée de multinationales sur leurs territoires, la conquête de nouveaux marchés pour leurs entreprises locales,
  • quels sont les scénarios possibles pour le futur ?
    • fin de la mondialisation : non, quelles pourraient en être les causes ?
    • création d’une société globale : non, il y a trop d’intérêts divergents (cf paradoxe du prisonnier),
    • unions régionales ou internationales des populations ? : idem
    • fin des Etats-nations ? : affaiblissement : oui, mais fin : non, encore une fois, il y a trop d’intérêts divergents  pour que les Etats-nations renoncent à leur souveraineté,
    • augmentation des inégalités : oui,
    • uniformisation des classes moyennes : oui,
    • multiplication des incidents : oui, arrivée de populistes au pouvoir dans quelques nations, révoltes de travailleurs pauvres, crises économiques et financières…
  • il faut a minima identifier les aspects les plus négatifs de la mondialisation, les traiter avec les différents acteurs impliqués, trouver les points de convergences :
    • exclus : aide au développement pilotés par des organismes internationaux,
    • travailleurs pauvres des pays en voie de développement : formation, micro-finance,
    • travailleurs peu formés des pays développés : formation,
    • en parallèle : R&D pour une vraie troisième révolution industrielle,
    • travailleurs peu formés des pays développés : création d’écosystèmes locaux, par des associations, soutenues par les gouvernements.
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